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Lionel Herpin

Artiste Peintre – lih

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Lionel Herpin

Artiste Peintre – lih

JUNGLE NIGHT FEVER

lih, 19 février 202418 avril 2024

Lionel Herpin
Textes – Dessins

Fin Octobre de l’An 19 du XXI Siècle
1
Des traces sur une page blanche, les lecteurs de cette
rencontre avec ce journal de bord, apprécieront ou pas ces
chants d’un autre monde, pas si loin du leur d’ailleurs.
Le café vous mène en voyage intérieur à travers des filtres
translucides, cette ballade nocturne fait ressortir des couleurs
rouges et or des lumières extérieures.
La matière et l’épaisseur des airs jouent un rôle important sur le
comportement des êtres qui se meuvent dans cette semi
obscurité hivernale.
Épaisseur de la neige et lune glaciale. Un mouvement sur la
crête blanche au dessus de nous, une sorte de halo et un
vrombissement apparaissent, un signal et une direction donnée
pour notre retour sur base alpha.
Entre le baroque et le rococo, Joe danse sur un rythme de Jazz,
petit village de Sainte Croix sur le Volpe. Etranges personnages
aux visages colorés, des cheveux longs en pointe au dessus de la
tête, des crinières de dreadlocks. Des cris à tue tête dans la
salle sombre, des discussions à n’en plus finir dans des langues
inconnues au son des instruments, saxo, batterie, orgues et
accordéons.
La tribu des jeunes et des moins jeunes d’ailleurs se déchaîne
sur le rythme d’une triade colombienne, les vêtements et les sacs
s’entassent dans un coin, la chaleur de la danse s’ajoute à celle de
la salle, le photographe capte le déhanchement d’une fille en
transe, des hommes fument des tabacs exotiques à la porte de
sortie. La pénombre, les lumières, les musiques et les voix
s’entremêlent ce jour là.
Les chats miaulent de manière continue comme le pinson des
bois qui chante de huit à huit tous les jours pendant un mois,
agréable non les animaux? Les banques de données des bitcoins
en Islande sont là pour l’énergie gratuite, le brassage des
monnaies numérisées et d’espèces sonnantes et trébuchantes
tend vers une séparation durable et de plus en plus éloignée des
sphères phi et des sphères gamma.

Les lumières s’allument au petit matin, les junks poules ne sont
pas levées encore, trop sombre à l’extérieur de l’hôtel 4 étoiles en
bois d’arbres et en tôles de mine de fer. Junkies et hôtels,
Rollingstone en jean et tee shirt dans les palaces, ils y traînaient
dans les années soixante dix. Les lumières vont s’éteindre dès
l’apparition du jour.
La froidure revient par ici versant sud des hauts plateaux.
Bien l’bonjour vous avez de la part de ce vieux monsieur, il y a
vingt ans déjà qu’il nous l’a envoyé, petite ville côte pacifique,
centre de l’Australie

2
Des sons dissonants arrivent de la machine, cuivres,
percussions, des envols de temps en temps, et une remise en
ordre, tout doit être réglé à coup de tambours et de gris gris qui
grelotent sous la chaleur des projecteurs. Une vague ressasse les
moments passés dans la mer des éternités, des zigzags de
trompettes se déversent dans les airs embrumés des huiles de
machines avant d’être propulsé dans l’espace interstellaire par le
SASS de dé éjections communautaires. Tout le monde à le
sourire aux lèvres, la tête emplie de sonorités criantes et
surchauffées des Amériques du sud. Méga octet du 26 octobre
2019 acte 4.
Dans les coursives sombres,vers la salle des machine, l’odeur
des huiles moteurs m’installe dans mes habitudes par son
accueil. Gestes précis, réactivité au son, la marche du système se
fait au léger tremblement des parois, vibrations déterminantes
pour l’envol vers des lieux en instantanée, Tchak, Brbrrr, et
arrivée sur le site. Sur le pont, les vagues stellaires affluent et
des ondes de chaleurs caressent la coque du navire. Journal de
bord « le souffle léger du vent » date 281 020 19.
L’étoile du nord en poste frontière vibre ses messages codés,
libre accès vers l’inconnu. Le Souffle prend son axe de
trajectoire et file sous les traits attentifs des lumières d’étoiles.
Perte de temps sur les messageries et site de recherche
« arachnéïde ».
Souffle léger du vent traverse le temps et les distances spatiales.
Pas de remarque particulière sur trajectoire énergétique et
intégration des flux lumineux. Le gin coule à flots au bar, il suit
le rythme des buveurs danseurs et tireurs de fléchettes, les
bronzés des terres lointaines d’Altaïre et d’AndomèdeIV
s’échauffent les sangs bleus, la grande fête approche.
Le ronronnement du réfrigérateur chante avec des voix
lointaines, Rhum et Gin coulent à flot dans les larges verres du
Bar Spatial de Station Giant IV. Fiesta est là ce jour.
Dos à la lumière du soleil, il s’attable et il écrit, un bol de café,
un verre de jus exotique, fruit de la passion, un bocal de crème
de noisette, un bocal de confiture de mûre de l’écharavelle, un
cachet de Coveran, des tartines de pain plus ou moins grillées,
dans un petit panier en osier ou en paille tressée, couteau et
petite cuillère en argent, un pot de miel de Bernard et Sandrine.
Le corps africain a battu la reine au pays du soleil levant, les all
blacks, la rose et les nouveaux venus : les samouraïs.
Depuis 5 jours la famille circule par ici pour repas convivial et
prises de nouvelles de tous. Mais aussi divers travaux
d’aménagement et de déménagement, grande activité et grande
discussion, dont certaines reviennent en boucle inlassablement.
Vol dans la nuit
Fleur de cerisier
Au loin dans le village
Le printemps s’annonce tôt
La chaleur arrivera plus vite
Les baignades dans les torrents aussi arriveront plus vite

3
Des notes de Chick Corea dans la nuit noire. Vibrations
sonores à travers l’espace pour les amateurs d’outre Galatéa. La
musique se faufile tout au long des voix lactées avec variantes
de graves.
Coup de tel après les tempêtes, des lignes d’énergie circulent en
zigzag et des clashs et des flashs illuminent brièvement
l’obscurité intersidérale.
Les rumeurs et les voisx, les discours et les dialogues, le son
du canon et des bombes, les murmures amoureux, les gouttes de
pluie sur la surface du fleuve, le souffle du vent et les rythmes
cardiaques, les petits cris d’oiseaux de la forêt primaire.
le croassement des grenouilles rouges, le frottement des milles
pattes sur les feuilles sèches tombées au sol, le déplacement d’air
des ailes des coléoptères et des papillons, les serpents se
faufilent et les poissons fendent les océans à la recherche de la
vérité.
Sur les eaux flottent des troncs d’arbres, des tas de feuilles, des
branchages qui servent de moyens de transport pour les graines
et les fruits et même pour insectes, serpents, mulots en tout
genre.
Allons voir les terres lointaines.
Le blizzard traverse ma double peau de Tchoubak purement
synthétique à base de concentré d’alcool de rhum et de mélasse
transformée.
La neige fait plier les panneaux de contre plastoque aggloméré
et prédigéré par les plastivores que sont les Tchoubaks, êtres
étranges venus d’un autre monde parallèle et appréciant
pleinement les continents de granules de plastes formés sur
océans depuis des siècles. Déchets des innombrables vaisseaux
aérospaces, aucune éducation ces humanoïdes. Black Sun est sur
zone à comprendre le problème et résoudre par chargement ce
combustible de plastes d’un autre monde.
Samedi 091 120 19 passage des grues vers le sud saharien
même plus bas sous les tropiques via le dessus des Pyrénées
coté basque et coté catalan. Un premier vol d’une cinquantaine
puis un deuxième d’une trentaine, direction droit devant vers
Saint Girons et la vallée et le col puis l’Espagne, retrouver les
faibles chaleurs du sud et continuer plus loin pour vivre.
Purée de noisette et confiture de mûre des bois se marient sur
une tartine de petits pains noirs aux céréales, le café dans un bol
fait main, le miel sorti des ruches de Dordogne, jus de fruits et
médic. Pour un 11 novembre. Au sortir du cauchemar des
trombes d’eau s’abattent sur les environs, l’océan se serait
évaporé et la pluie tomberait mille jours et mille nuit, pour le
remplir à nouveau. Le grand froid de la face cachée s’accentue,
les zones de vie en sous sol sont confortables, les énergies tirées
de la glace sont en service 24h sur 24, l’eau et la chaleur, les
lumières artificielles, les arbres à oxygène et à fleurs post
glaciaires.
Comme à son habitude le chat Halka n’est pas content, il râle et
miaule amicalement, c’est la puissance des dieux qui ont tous les
droits.
La course commence entre les colonnes de glace, les falaises
du permafrost, les prairies de neiges ancestrales, masque à air
chaud, double peaux et combi des astres lointains. Passer les
couloirs à -20°C, courir à fond dans les sous sols antiques de
Rome et sentir la fraîcheur des vents glacés sur nos visages de
dieux et de déesses. La poursuite des jeux nous entraîne sur les
glaciers éternels, lancés de boomerangs de glace, jet de javelots
gelés, thés verts et noirs des tropiques martiennes, servis très
chauds pour nos coureurs insatiable des espaces interstellaires.
A la recherche d’une liberté, d’une solidarité des peuples de
l’univers infini et mystérieux. La recherche d’une vie de calme,
de recherche artistique, scientifique et pacifique, de recherche de
bien être et d’équilibre des multiples sphères.
De retour dans le ventre du sphinx, je mélange ma purée de
noisette dont l’huile était remontée à la surface. L’observation
nocturne est plus sensible et efficace en absorbant des quantités
astronomiques de purée de noisettes, normal surtout si on a les
yeux noisettes rivés sur les étoiles, les nébuleuses, les trous
noirs, les comètes, les amas de gaz. de roches et de vapeurs
d’eau. Les fraises d’Orion sont agréables au goût et belles à l’oeil.
Belza l’oeil est un terrible monstre d’Alpha Centaurus, cruel
envers les abrutis, et charmant envers les simples. Entre les
tâches d’encre noires solaires et les confitures rouges sang de
VAMP ONE, ou allons nous sur ce carnet de bord de ce rafiot
rafistolé tant bien que mal par les aborigènes de NEPTUNE la
6ème. En l’an de fin novembre, les aventures notées ci dessus
furent brèves, au vu de la rapidité de notre guimbarde
stellaire « citrouille II » très belle en polissage orange surtout
dans l’obscurité quasi totale du vide sidérale. Les verres
transparents laissent transparaître les effluves du rhum blanc
légèrement rendu visible par de la glace pilée des mers
arctiques. Les icebergs arrivent jusque sur la côte pour nous
rafraîchir les boissons tropicales, ah le brave réchauffement
climatique.
La sortie du trou noir est toujours aléatoire, mais certaine dans
l’heure de prise de décision. Le séjour s’est fait dans une clarté
quasi surnaturelle, pas d’astre lumineux dans ce monde, mais
une énergie en mouvement constante dans les airs et un
phénomène d’ionisation style aurore boréale qui produit une
lumière pour la vie dans cet espace.
Les fleurs et les femmes dans ce paysage d’Europa Central ont
les mêmes teintes bleues et or, les feuilles et les vêtements
amples et bleutés, les fleurs et les visages rougis par le froid et le
soleil, l’or dans les pollens et les yeux.
Le froid dans l’infini des steppes et des espaces interstellaires.
La fraîcheur de la rosée et des corps à la tombée du jour.
La chaleur de l’or des étamines et des iris souriants.
Les courses éternelles dans les hautes herbes accompagnent les
moments calmes des soifs assouvies sous les arbres de l’ombre.
Dans la nuit noire de l’espace, avec les appréhensions face à
l’inconnu de l’infini et de ses obstacles sur les trajectoires et les
lignes de vol.
Progresser sans cesse sur les incertitudes conquises, l’esprit clair,
luttant dans son espace, pour rire et bien être dans le vide à une
vitesse folle.
Les herbes du papyrus et des bananiers se réjouissent et
s’embellissent au contact de l’apesanteur rétabli dans nos espaces
de vie nocturnes.

4
Nos sommeils rejoignent les chants des déesses dans les
plaines du Nil, le doux bercement des moteurs à énergies froides
résonant dans les salles des machines.
J’ai vu le loup blanc dans la cendre grise d’un paysage dévasté
par le feu, et il m’a regardé ; un grand loup blanc famélique et
assis dans ces herbes grises. Il a vu 5 humains passés devant lui
dans un 4×4 land rover de retour de la vallée de la Coa. Son
regard est gravé dans ma mémoire.
La marche dans ce paysage vert me fait gravir une plaine
d’herbes vers ce plateau pas très loin où est plantée une chapelle
de pierre pierres calcaires et de petits blocs de grés. Posée là elle
est ; pas si innocemment que ça, le lieu semble étrange et
magique même, une sensation particulière, des esprits circulent
là, l’appareil photo numérique capte des images de premier
degré, les degrés suivants seront à décrypté dans un autre
espace, au calme. Traces de silex, traces plus anciennes gravées
à même la pierre avant la montée de l’édifice en des temps plus
anciens. Lieux de rites où le soleil est accueilli chaque jour avec
sagesse. Lieux de paysage de troupeaux, lieux de forêts antiques
qui s’étendaient à perte de vue et protégeaient de petits habitats
de nomades, fait de bois et de peaux tannées de buffles, de
bisons ou de rennes, qui sait ?
02 12 2019, quelques jours vers le nouvel an encore à écouler
avec saveur et bien être, l’écriture de ces quelques lignes me
conduisent vers la réalisation de peintures plus ou moins grandes
selon le moment. Le loup et la chapelle, le soleil et le cercle de
mégalithes posés sur ce petit promontoire, l’existence de vies
passées, un monde de vie autre, une vision des éléments plus
rapprochée des êtres, des pierres et des plantes, une sorte de
communion dans ce bain bénéfique d’air, d’eau, de feu et de vie
surtout.
La traversée de la filature, vers ces machines qui tissent un
large ruban de toile. Toile qui sera ensuite grattée, frottée,
caressée pour en faire ressortir un aspect de fourrure bleue
foncé, ici et ce jour. De l’écheveau à la bobine, le fil de laine se
transforme, la toison d’or de mouton.
Les chants des pierres s’élèvent de la chapelle, les traits
d’humains dessinés sur le roc en murmurant les voix du passé.
Le chant des cailloux roulés dans le torrent et les millions
d’histoires murmurées par l’eau du glacier aux oreilles des
riverains de rivière.
Les plages, où les oiseaux au loin s’ébattent à la recherche de
vers, de crustacées, de coquillages, d’aventures amoureuses avec
leur futur partenaire. Edifier un nid pour la naissance des petits
et renforcer le site à l’abri des prédateurs, des profiteurs, des
voleurs, des truands quoi !
Les plages où l’innocence des âmes s’expriment par leur
naïveté paisible, j’en suis, les serviettes de plage, les parasols,
les coups de soleil, les baignades, les plongeurs dans les vagues,
les matelas pneumatiques, les bouées, les chichis beignets, les
amoureux, les groupes de garçons, les groupes de filles, les
petites familles, les grandes, les lecteurs de polars, les
cruciverbistes et les sudokistes, les parleurs infatigables et les
lanceurs de sable, les ensablés jusqu’au cou, les lunettes de
soleil, les lunettes de bains, les masques tubas et les palmes, les
cris des gamins, les crèmes de soleil et les cigarettes allumées, le
vent marin, les avions coucous publicitaires, les bateaux de
pêches, les scooters des mers, les avions hauts dans le ciel vers
des directions inconnues.
5
Sur le bras droit un tatouage de soleil et de mandala à
colorer. Le chapeau est arrivé dans les loges du doge, Venise
s’inonde de méditerranée bleue fluo, et les oies de Kapitale
s’enhardissent vers les hauteurs du Pô. Le festival des graines
attire moult paysans et viticulteurs. Les plats arrivent dans le
carré, le vin est déjà là, le saumon remonte les torrents par
vagues successives et à un rythme continu. Merlot, Carménère,
malbec et cabernet font le vin de Geai, un château dans le
Bordeaux des supérieurs du couvent des chartreuses et non des
dominicains ? Le Blabla Car de l’espace nous ramène vers
Planet One de la constellation de Dragon Rouge, tout va très vite
et l’odeur de l’océan nous envahit la mémoire et la sensation
olfactive apparaît et le bruit des vagues guide nos oreilles.
La fleur d’oranger vient des îles des mers du nord où soleil tape
dur comme un fou et où les senteurs s’extraient du végétal.
Les lumières nocturnes sur le croissant de lune
Les reflets sur l’eau
Des lampes de monuments et des éclairages de lampadaires
Des routes de bord de l’eau
Navigateurs des envolées sur la terre et sur les eaux.
Des scintillements bleutés, des petits points rouges, des blancs et
des variantes de jaunes.
Des flashs, des éclairs et des lueurs brumeuses, des traits
lumineux jaillissent vers le ciel, démarrage et départ vers
l’ailleurs, aucune destination déterminée, capitaines à bords et
pilotes guident les équipages vers une obscurité adéquate aux
véhicules zébrés. Des tâches de lampes sur tous les bâtiments
annoncent dès leur apparition une multitude de présences. Le
tremblement systémique des moteurs à ionisation de glace se
répercute sur l’espace extérieur du taxi de santé.
La terre se plaît à renaître sans cesse, des graines et des fleurs
s’évaporent dans les airs. Dans la configuration spatiale, les
deux jeunes filles dont parlent JP, s’élèvent vers le véhicule
géostationnaire pour un départ.
Ce jour de 08 12 2019 antes AQUENSIS, plan de Nav. WEST
CHAMBORD FIVE puis SUD VERS KARO le personnage.
Kami a écrits SOUQUER LES ARTIMUSES ce jour de 08 12
2019 antes TERRA CHAOS.
Sculpture en bois fragmenté de la même teinte, un ocre sombre,
du coté de Villedy, et Hans Sylvester qui nous parlent des bench
à travers ses photogrammes, de la couleur des terres et des
villageois souriants de l’Éthiopie, Stéphane et ses cachalots qui
dorment debout, la tête en bas ou la queue en bas.
Plongeon dans la forêt d’arbres et retenir leurs noms, chênes,
pins, hêtres, mélèzes, érables et fresnes.
Navigation aléatoire en objectifs sans limites.
La lune vague et le monde flottant.
Flotter est le principe même de la navigation dans ce monde. La
plus belle déambulation serait celle où l’on navigue dans la
nature.

6
Aller chercher du bois pour se réchauffer, aller cueillir des
baies de genièvre et de cassis, cueillir des fruits, prunes et
pêches. Ramasser dans la terre retournée des pommes de terre,
des carottes, en extraire des poireaux et des salades, chercher les
oeufs de poules. Préparation des paquets de poésies pour les
festivités familiales de fin d’ère chaotique.
L’histoire brève de cette ère débute sur les plages chaudes du
pacifique et un périple dans la forêt primaire, the rainforest, et
sur les rivières, des iguanes, des ibis, parties de dés avec
Camille, Claire et Rémi, boire du rhum, photographier la faune
en nocturne, se laisser guider sur le sentier des guépards.
Journal de bord du jour de mars du 15 12 2019. Notre navire
change de nom toutes des 2h, il change d’aspect et de forme
également, sa structure est pilotée par la maitrise des
nanoparticules qui le composent, le système de propulsion est
stable, les icebergs stellaires sont absorbés dès l’impacte sur
notre coque, comètes et poussières sont écartées par un
absorbeur de vide d’image spatiale, tout est stable pour ce jour.
L’intégration des matières d’impacts par la structure externe
permet une augmentation des volumes d’énergies. Du coté de St
JAC, le lieu semble désert, un illuminé y a élu domicile et tout
un tas d’énergumènes de tout peuples confondus y ont mené
pèlerinage avec en tête une croyance antédiluvienne. Encore faut
il dater cette époque, quelques millénaires tout au plus. Marcher
sur les braises ardentes, marcher sur les eaux du Nil, rendre la
vue aux aveugles, éliminer toute activité guerrière et toute
activité liée à la guerre (procédé lih de transformation de matière
vivante haineuse en matière lucide et lumineuse, procédé Peace
and Love quoi!!!)
Il s’assoit à table, prend son cachet et aval son verre de vodka
cul sec, vieille habitude et procédé qui a fait ses preuves par son
efficacité pour soigner ses visions et éclaircir son esprit
d’analyse.
Les flammes de l’océan en feu se glisse dans le petit cube et
laissent apparaître leurs merveilleuses couleurs et chaleurs à
travers un écran vitré. Les femmes s’approchent de ce foyer et se
réchauffent le corps et l’esprit avant de rejoindre leur zone de
vol, départ vers le vide sidéral glacial et paranormal l’approche
de MÛ de la constellation du Poulpe au confins de l’univers se
passe sans problème, quelques interférences Radio El.. des
tentacules gazeuses. Les machines déterminent avec difficulté
l’image du Poulpe, celui ci se confond dans l’espace stellaire en
reflétant le monde qui l’entoure, ses éclats lumineux, ses trous
noirs, ses reflets bleutés, ses variations d’ondes oranges de basse
fréquences. Je bois mon café couleur noir café, dans un bol de la
même couleur, un sorte de crème de café clair reste en surface,
résultante de la machine expresso trans-octavienne d’alpha de
centurion proche de constellation d’Hercule, d’où vient le café.
Jour sombre sur les frontières de l’océan en ces temps de fin
d’ère chaotique, de mai à décembre le vaisseau mère était en
brans le bas de combat, destruction de verre, de fer, de briques et
de béton, agrandissement de baies vitrées vers l’espace,
nouvelles ouvertures sur jardin et salon d’hiver, menuiserie de
l’étage remplacées et nouvelles au rez-de-chaussée sauf quelques
portes anciennes. Transformation de notre future chambre,
isolation et réfection des plafonds, murs et carrelages, éclairages
salle de bain.
7
Salon salle à manger et cuisine repeint de blanc, un sas
créé à l’entrée avec placard et porte manteaux, imposte de verre
et porte pliantes, tuyauterie de Didier et Véro, conception archi
de Tomas G2, conception et peintures de Claire, portes fenêtres
et baies de Rémi et Escayralu, enduits plâtres et placos de
Cazaux et Nathan, gros oeuvre et finition carrelage de Jérôme et
Gérald, bardage et zinc de Florian, murs de galets et de foraines
de Claire, tirage de câble, portes coulissantes, déménagement et
emménagement, dépose et déplacement de radiateur fonte par le
coach Bernard, socomex de Fornex, Chronolaque de Longages,
Dock du volvestre pour cuisine et literie, fulachier pour un lit,
Carbobois, fournisseurs de bois, de quincaillerie, d’électricité et
de plomberie.
Soleil et bière se lèvent sur la surface océanique, cafés et eaux
de Perrier se couchent sur les terres d’Orion, barrière blanche en
face. Séries: meurtre à Ignaux sur Netflix. Le vent souffle froid
sur le fleuve de paroles, leurs flot continus à travers la terre, à
travers l’espace même se répercutent de temps en temps sur les
étoiles, les mots se transforment, se métamorphosent en matières
nano filaires.
La chaîne est blanche au loin, Sol est là, traînées de pistes
aériennes se créent, puis s’estompent en de légers nuages, des
messages peut être laissés là à la portée de tous et pour ceux qui
veulent lire.
Les paroles s’écoulent au fil de l’eau, dans ce ruisseau de
montagne, fin de l’an 31 12 2019 ; maisons de pierres dans ce
village de montagne, 1829 gravé à l’angle du mur, bloc de
granit. D’autres liront cette date en d’autres époques.
Voitures garées à coté de la fontaine et du lavoir, Ford et
Dacia, tenue de ski, cigarettes à la bouche, préparation d’une
sortie de neige ou montagne, à la vue d’une carte IGN dépliée et
décryptée. Moteurs en route, tout le monde à bord, départ.
Le clapotis des eaux, qui s’écoulent du massif granitique et
s’entremêlent, crée un chant uniforme que certaines oreilles
écoutent. Le bruit devient matière, sifflement et chuintement,
murmures et soupirs, matières molles en transformation.
Energies se divisent en petites étincelles et se répartissent dans
l’espace. Absorption des airs et des mots, liquides et cailloux,
bleus et jaunes, chants et cris de joie, frottements et crissements.
Le froid glacial ralentit les esprits, danses et transes les
ramènent vers ce monde, chants et battements de tambours les
échauffent, échanges de poésies de l’ailleurs vers ici, du lointain
vers les alentours.
Faufilement des mots entre les arbres. Passage vers 010 120 20
s’est fait sans accrocs, temps clair, neige sur les sommets, soleil
dans le bleu du ciel. Le vent fait frémir les feuilles du Gingko, le
léger tremblement se répercute le long du corps de sa peau
écorce et se glisse enfin vers les racines perdues au fin fond de
la terre. Le feu rougeoie entre les pierre du foyer, le bois sec
réchauffe et éclaire les convives, l’obscurité autour laisse
apparaître des ombres mouvantes dans la forêt dense de hêtre, de
chênes et de frênes.
Discussion sur le départ du lendemain en matinée. Accession à
l’arche par un sentier. Entrée de la grotte en vue. Préparation de
l’équipement combis, casques, chaussures, cordes, sacs,
frontales

8
L’émission de combustible dans la poche à énergie se
développe dans un calme olympien. D’ailleurs en parlant
d’Olympe, je pense à civilisation antique et à celle d’Egypte où
pyramides et sphinx en sont des vestiges. Faire face à une
inversion des pôles magnétiques avec arrêt de la rotation de la
planète sur elle même est chose étrange et pleine de questions.
Couleurs verticales apparaissent rouges sous le soleil brulant,
bleues dans la nuit de glace et deux zones verdoyantes où la vie
se rassemble ; évaporation des eaux océaniques et marines, des
eaux douces des lacs et des rivières sur une face et glaciation des
éléments sur l’autre face.
Des lois de gravitations intra universelles, des lois de
métamorphoses hyper matérielles, des lois de regroupement des
espaces noirs et des nuages bleus, tout un tas de théorèmes mis à
jour, devenus opérationnels. Mais où sont les neiges d’antan, les
forêts riches de vies, de bruits, de parfums de fleurs exotiques ;
où sont les eaux tumultueuses aux oiseaux plongeurs et aux
poissons volants, les eaux calmes des poissons chats, l’obscurité
magique des grottes à chauves souris.
Et les sons des tambours rejoint le bruit léger des pas du loup,
les longues discussions commencent, petites parcelles de poésies
et haïkus s’entremêlent, les voix se mélangent, les corps
s’entrelacent, chuchotements et mots fluides s’éparpillent dans
l’espace intersidéral .
L’odeur du bois qui flambe dans la cuisinière, le café, le thé,
les tartines grillées, les oranges, le jus de pomme. Petit déjeuner
à la campagne.
Note
Les flammes dans le foyer à combustibles sont virtuelles, le
combustible est une métamorphose de la matière provoquée par
des agent nano réducteurs, l’énergie qui les nourrit, ces agents,
est celle captée par les rayonnements radios et
électromagnétiques, et même l’échauffement provoqué par le
déplacement du véhicule stellaire sur sa surface, sur sa
carrosserie quoi!
De la fumée s’échappe des cheminées, les petites demeures à
moitié encastrées dans la falaise sont presque cachées par les
bosquets, et la couleur de la terre qui les compose favorise leur
invisibilité. Rencontre avec des familles accueillantes et
échanges de cadeaux et de poésies sur la beauté des mondes. La
splendeur verdoyante des forêts primaires et les chants des
perroquets jaunes qui piaillent à tue tête à la tombée du jour
dans des poursuites effrénées dans les hauteurs des arbres.
Les vases en terre cuite, les bols, les théières, les tasses, les
pots, les boîtes, tout un tas d’ustensiles sortent de ce four géant,
mi enterré, mi aérien, du bois sec en quantité a été enfourné nuit
et jour pour cette opération et du temps passé pour les potiers
enfin au repos et anxieux de voir leurs réalisations colorées aux
formes étranges. Des sculptures aux formes rondes, des figures
tridimensionnelles géométriques, des véhicules terrestres et
extra-terrestres. Tout en terre cuite et émaillées ou pas,
seulement peintes parfois. Les totems s’élèvent vers le ciel,
entre les arbres, une quête, un dialogue avec les esprits, un
monologue, une prière, un conseil demandé, une communion
avec les êtres, une offrande aux alentours, tribu et arbres,
insectes et oiseaux.

9
Le vin coule à flot, des barriques vers les pichets, des
pichets vers les verres illuminés. Qui sont illuminés, les verres,
les vins, ou les buveurs ?
Le totem est illuminé, composé de masques de bois, de visages
en terre, de profils de pierre et des cheveux de palmes
effilochées et de toiles déchiquetées.
Le vent souffle légèrement sur les larges feuilles , les cheveux
de toiles s’agitent, le vent s’arrête.
Le bruit sourd de la terre qui gronde et ses lents mouvements
font pivoter les profilent de pierre et les tremblements s’arrêtent.
La pluie du ciel se verse sur totem et ses masques de bois
luisent sous la lueur de lune et puis pluie ne coule plus sur
rivière.
Feux s’échappent dans les broussailles sous la chaleur et le feu
disparaît.
Je ne sais pas de quel texte sont sorties ces images, de quel
esprit, de quel peuple ? Peut être Hanshan est une source ?
Je marche dans la forêt, les oiseaux semblent m’accompagner,
mais ils vaquent à leurs occupations quotidiennes, se nourrir,
boire et jouer, vie que nous semblons avoir perdue dans la nuit
des temps avec les discussions au long cour, interminable donc,
au coin d’un feu de bois.
L’extraordinaire dans la forêt est mon ordinaire, je bouge
parmi les ombres, je parle comme les arbres, le ciel et les étangs
sont mes miroirs, la forêt est ma famille, je vois à travers elle le
futur, la fraîcheur des torrents me parle, les cailloux qui glissent
dans leurs veines racontent des histoires des temps passés. Mon
corps tremble et résonne parfois au son du vent dans les hautes
branches. je marche parmi les arbres et leurs voix me
réchauffent dans ce silence nocturne.
Les bruits et les voix s’amenuisent dans la forêt, est-ce la pluie
là-bas qui s’annonce ou est-ce la fumée qui arrive lentement par
vagues ?
Ce que je dis n’est pas ce que je pense, ce que je fais n’est pas
ce que je pense. Les signes imperceptibles des yeux et de la
bouche sont des éléments de la pensée.
Le loup et l’ourse discutent à distance respectable, le
mouvement des oreilles et l’orientation de leurs museaux, face
au soleil ou face au vent ? Insectes s’envolent sous les rayons de
soleil, lumières chaudes réchauffent abeilles sur les fleurs.
Le battement d’une feuille sur une branche se répercute dans
l’espace, le crissement dû au frottement de deux troncs d’arbres
se glisse parmi les bruissements des feuillages.
Je me retrouve ici de retour de voyage dans les mondes
extérieurs aux lumières vives et aux températures extrêmes.
Sous la lumière douce et apaisante de ma cabine, je reviens vers
mon carnet de bord et me remémore les dernières phases de ma
mise à l’ombre pour le dernier trajet jusqu’à ce jour. Enveloppés
dans une très grande et large feuille de « bananier » nous
sommes pendant les trajets de retour sur base de vie.
Des toiles tendues sur des cadres et des lignes à tracer des
mémoires sur les différents spots de découvertes, d’études et de
rencontres.

10
Noter les noms, Brizzacity, Blue Forest, Vento Rosa, Noir
Rio, Plages Blanches et se rappeler les visages des hôtes et des
guides dans les espaces étranges des ces mondes fabuleux.
Vapeurs sur zone, brumes d’eau sur lac en sous sol, éclairement
des deux lunes, celle de l’eau et celle du ciel. Naviguer sur des
eaux incertaines où les ombres cachent les profondeurs, où les
fumées des rives assombrissent le fleuve, où les chants stridents
des sirènes aveuglent les navigateurs, où alligators serpents des
fonds du fleuve circulent en bonne compagnie, Iguane, Ibis
observent les rives du fleuve, toucans et hirondelles fauves
s’interpellent sous les fines pluies passagères. Puis soleil revient
et les rives sont plus nettes. Dans les brumes de la savane, la
piste se perd, seules les souches des arbustes à griffes servent de
repères quand on s’y frotte.
Un bloc de bois noirci par le feu trône sur une petite table
ronde de bistrot, petit monument d’un autre monde ou d’une terre
lointaine ou même peut être des environs parallèles aux nôtres.
Une ceinture de points lumineux en son centre creux et
enveloppés de cartes imprimées, et une poignée de picots de leds
tel un foyer de feu ancien entre de gros galets rouges. Des
aiguilles pointent vers le ciel er des disques miroirs s’y reflètent,
mémoires des temps anciens ou symboles de mondes disparus.
Les dieux aux têtes animales et aux corps de femmes et
d’hommes discutent de choses et d’autres pour passer le temps,
l’éternité même. Tout un tas de bestioles quoi ! Des êtres quand
même d’une stature merveilleuse, d’un autre monde maléfique,
d’un monde obscure, extraordinaire même, d’un pays magique.
Un plongeon dans l’eau d’un vert profond et clair en surface et
sombre quelques secondes plus bas, plus loin. La tempête se
lève, les coups de tonnerre et l’éclair des foudres, s’abattent sur
les montagnes dans les nuits épaisses, elle semble être le champ
de combats titanesque, folie des hommes.
Le passage vers l’autre monde, celui des espaces infinis et des
musiques étranges tels les souffles des vents. Le passage est
franchi, le chant du loup m’accompagne et m’infiltre dans cette
forêt aux vents sombres et vivants. Comme la lumière du soleil,
une couleur dans l’univers, celles de milliers d’étoiles, le jaune.
Cassé je suis en pilotage 48h d’affilées à travers l’espace
goudronneux et celui des castels de Loire Bleue Verte prés de
Zéphir 31, constellation nocturnes des Fumures Acides.
Booklins dans la banlieue Nord de NY Five Saturday Planet,
953 East Corianda (univers nord) : atterrissage calme et
rencontre agréable avec autochtones ( plus évolués que nous et
déjà à travers l’espace depuis deux mille années). Mexico café
au petit déjeuner, invasion des « medical gents » sur building of
Sanitary de Mexico, deux cafés par heure, durant les évaluations
de space game et résultats sur particules et nanotech, et espaces
quantiques à obtenir sur appli/virtuelle dans quelques minutes
avant décollage, réel lui !
La vibration de la coque annonce la transformation des
poussières et des radio fréquences, absorption par nano fibre en
énergie infinie pour destination vers l’infini et l’aléatoire, sans
histoire quoi, comme d’hab !
VROOOOVIOUOUOUOU……. !

11
Ça papote à coté, deux lycéennes sur la vie de tous les
jours, tchac tchac tchac, lumière va s’éteindre après le speech de
présentation et la maladie de tourette de l’acteur principal. C’est
une histoire envahie d’évènements qui semblent tourner en rond,
en fait c’est l’histoire tout court. Je vais dans un sens, vers tel
chemin, quelqu’un l’a déjà pris, ou quelqu’un le prend en ce
moment, quelle est l’importance de ce phénomène ou plutôt quel
est son intérêt ? Doit on tenir compte de cette connaissance et
adapter notre mouvement et notre orientation ?
Transformation, métamorphose, le cocon, la chenille, le
papillon, le germe puis l’arbre qui touche les nuages, la cellule
devient séquoïa des dieux.
Chatte et Coyote, Ibis et Scarabé. Ils semblent tous à se mettre
à palabrer sur le devenir de l’espèce homme. Doit elle rester là à
détruire toutes les créatures adaptée à leur environnement depuis
des millions d’années. Feu est arrivé l’an dernier, Eau arrive
bientôt, la glace et son air à moins cinquante degrés entrainera le
blocage de toute activité humaine avant le grand tremblement de
terre et la montée en puissance de millier de volcans de par le
monde, Nature se positionne dans cette guerre. Homme ne
réapparaîtra plus dans l’avenir en tant que personnage maléfique
et destructeur.
Le voyage reprend, tout est OK, navigation en supra énergie,
les poussières et les roches de l’espace, la vie est évitée,
effleurée, caressée, et embellie même, merveille de l’univers et
joie de la respiration, de la palpitation, des mouvement dans cet
espace de froid et d’obscurité. La chaleur traverse le temps et
l’espace, malgré tout, malgré la fureur des étoiles et des trous
noirs. Arrimage à Béta III, grosse caillasse évoluant autour de
Fish and Chippster Four. Recharge en calme, nécessaire pour la
poursuite du trajet, 72h de fluide spatial, mélange de musique
planante, de senteur d’encens au jasmin et bois de santal, d’air
tiède et de douceurs pâtissières, de relations douces et
amoureuses dans nos cabines aux lumières tamisées.
Captation, Crakage des matières inertes, Soufflage d’énergie et
Propulsion.
Au bord d’une rivière, l’eau coule et son bruissement liquide
nous parle des choses passées, plus haut, en amont. Les courses
fantastiques des ours et les chevauchées des potiocks noirs et
sauvages, les palabres infinis des tribus autour de l’arbre à
palabre, bien entendue.
Claire et sa casquette de feutre noir parle de la tempête de
Carbonne et son affolement pour refixer les plaques de poly
carbonates qui s’était envolées de la véranda. Rem écrit un tas
d’histoire à des potes via son tel chinois sans Corona bien sûr !
Ciel se dégage sur terre, côtes européennes au large, odeurs de
la plage inondée de chaleur reviennent en mémoire, des effluves
de crème à bronzer, des fumées de cigarettes blondes, des
senteurs de pins maritimes longeant la côte en îlots de pinèdes.
10 03 2020 Beau temps semble revenir après des journées de
pluie, de vent sous forme de tempête de fin d’hiver. Les fleurs de
l’amandier pollinisé en février ont souffert, on verra le résultat à
la formation des fruits.

12
16 03 20 Moment décisif, la liste du Covid 19,
ou Clovis 39, c’est mieux écrire 2020 sur l’ordi

  1. écrire sur ce carnet la suite
  2. écrire à Éric W sur le Net
  3. peintures en cours
  4. vélo d’appartement à pleine puissance
  5. honneur à Vassiliu, brave est son âme
  6. contact RV sur face de bouc
  7. Costa Rica à noël
  8. boire du vin
  9. faire l’amour et non la guerre
  10. ballader le toutou dans la Pampa, contacter fanfan et
    Bernard dans les landes
  11. chants et danses du chamane pour contacter les âmes
    charmeuses
  12. se faire couper les tifs
  13. nourrir les fauves et les poules
  14. un fauteuil Ikéa à habiller
  15. une grande étagère à poser dans l’atelier de claire
  16. poser 2 prises de courant dans notre chambre en tête de
    lit ou 2 éclairages avec inter téléphoner à des amis, de la
    famille là-bas dans le lointain parler à Alka le chat qui
    grogne après Viking le chien
    Les plages des caraïbes sont le paradis des touristes et
    des perroquets hurleurs en bandes organisées. Ils ont pris
    leur petit jet et se sont isolés au milieu du pacifique sur
    leur île de cocotiers, loin de clovis 39. la réalité du
    monde humain voit le jour, le joug du tsar et autres
    joyeux drilles.
    Bon passons à des choses plus sérieuses, les Haïkus de
    Soséki, les voyages transpatiaux, la nage en eau trouble,
    les peintures de Lih et celles de Camomille, ses
    aquarelles.Bruits des machines qui stoppent, pieds sur
    terre ferme enfin, arrivée de la fraîcheur de l’air, laisser
    cette carcasse, et aller boire l’eau de la source.
    13
    Le filet d’eau douce
    se glisse dans sa transparence
    vers les vagues aux ressacs incessants
    l’évanescence des eaux
    douces qui s’infiltrent
    peu à peu entre les sables blancs et finissent
    par se fondre dans les eaux salines
    petite grenouille rouge
    se glisse sous les feuilles vertes
    de la forêt sombre.
    03 03 2020
    Tulipes jaunes et rouges sortent de terre, suivies de près par le
    muguet.
    Ce jour, Claire fait des sudokus sur son téléphone et décide à la
    vue du soleil qui apparaît à continuer le déplacement du
    poulailler.
    le 1er enseignement est celui de savoir apprendre
    le moindre événement est leçon
    le noir est la couleur du bleu et du blanc
    Gris bleu est la couleur du ciel
    Grise et bleue sont les couleurs de la mer
    Le bleu devient gris à la tombée du jour
    mais la nuit est d’un bleu noir parfois.
    31/03/20
    La niche du chien est sur la brouette, c’est comme l’histoire de
    la cathédrale et du bazar. (à tester : lancer sur le moteur de
    recherche Cathédrale et Bazar)
    Vision cataclysmique ou dodécaphonique ou charabiaristique….
    Assis sur un tabouret dans la chambre au grand lit bleu, un
    coude sur la table, la main tenant le carnet et le stylo à plume
    écrivant sans s’arrêter ce qui lui passe par la tête,
    c’est le 31 03 2020. Demain 01 04 2020 ; il doit y avoir un
    poisson volant de mémoire à esprit, d’âme à rêve. Bruit de fond
    de laTV derrière les portes, Alka dort sur ma robe de chambre
    bleue Kenzo.
    14
    La photo du jour, un plan en contre plongée, est-ce le terme
    exacte ? Y a-t-il un e à exact ? Gaufres en fabrication de Lih
    Depuis quelques jours, carnet en stand bye, Rem en stand bye
    aussi jusqu’au 9/10 avril. Apéro Corona en vidéo conférence
    sous Skype, puis les Maldives, l’Étna et Punta Aréna, des
    planctons et des poisson des mers chaudes, le grondement du
    volcan et le soir la plage déserte du Costa Rica coté pacifique,
    Webcam tournent et entrent en fusion.
    Déplacement du poulailler et mise en place du grillage, les
    poules étaient perdues à la nuit tombée , on a dû les récupérer et
    les placer dans leur nid douillé de paille.
    Il y a la radio, la TV, les jeux, les promenades, les lectures, les
    dessins, le jardin, les poules, les courses au supermarché, à
    Gamm vert, à la Barre, à l’ovalie et chez Blanic ( jardinage,
    légumes, boulanger et boucher).
    Le 8 avril, pleine lune, rouge sur un fond bleu sombre.
    Serait ce un jour ordinaire ce jour ? Les chats miaulent, le chien
    remue la queue, Barrack n’est pas là depuis deux jours, est’il en
    vadrouille ou est-ce la période des chaleurs ? Alka est derrière
    mon dos, assis sur la même chaise que moi à ronronner comme
    d’habitude.
    Le 9 avril, la tronçonneuse tourne à fond chez les voisins
    Le 10 avril, réveil vers 7h30 après coucher à 2h30, aérer le
    salon, rentrer les poubelles, partir dans les méandres des
    écritures sur mon tableau de bord Aéronef 5, ultra rapide pour
    rattraper le temps perdu, nano-ionique digne des contrebandiers
    de l’épice. Se glisser ensuite dans les eaux froides de la rivière
    polaire qui s’écoule tout doucement dans ma douche, attendre le
    lever des équipes de navigations pour le p’tit dèj, confiture de
    figue et purée de noisette sur grosse tartine de Médiéval de
    l’Ovalie et café de l’extracteur concasseur moulineur d’arômes.
    Demain préparer la boisson à l’eau de source et au gingembre
    citron curcuma poivre.
    Repas à midi à la cambuse du bord, la table est scellée à la
    paroi de métal ; les couverts eux non, heureusement, en verre et
    en acier inox, en céramique et en bois aussi, en vrai bois, assez
    étrange du bois à bord du vaisseau Aéronef 5, du bois de fer
    peut être celui d’une île telle celle de la réunion d’Alpha
    Centaure 21. Gobelet en bois, cuillère en bois, cadre en bois du
    tableau fixé au mur de la cambuse, sur la toile est peint un
    paysage verdoyant, ancien, de Florence (Terre) sans doute, une
    pinède, un ruisseau, un paysage plein de vies cachées dans le
    noir profond de l’univers.
    Vitesse, destination calée, arrivée sur objectif prévue dans deux
    jours pour compréhension du site, des coutumes locales,
    échange de savoir.
    Les oiseaux piaillent dans la savane.


15
Hier la famille éléphant est venue se désaltérer au point
d’eau circulaire, que dis je une famille, un troupeau entier, une
vingtaine dont quelques petits.
Dans la montagne noire, les arbres sont rouges
La bière coule à flot dans les bocks d’étain et de verre. C’est le
temps des prophéties, c’est la fête de leurs réalisations. Des flots
de flocons de neige viennent assainir la surface bouillante de la
planète, les fleurs vont éclore, les milliers d’insectes s’envolent
dans les airs, les oiseaux s’affolent et s’envolent des grands
arbres, l’eau se met à jaillir des pentes abruptes de la montagne.
C’est la planète bleue, mais le bleu est sombre, tire vers le gris
même, la couleur noire s’y est intégrée, le rayonnement solaire y
est pour quelque chose, peut être.
Pourquoi ne jamais être sûr de ce que l’on pense? Peut être un
moyen de comprendre en analysant et en imaginant de multiples
chemins vers la compréhension.
Respirer l’air à plein poumon et enfin se blottir dans une chaise
longue au soleil matinal et sentir tout doucement les senteurs et
les odeurs de la sève des peupliers qui envahit l’atmosphère.
Le chat miaule dans mon dos,sa tête passe sous mon bras.
Boisson lait fermenté et pilule.
Les terres se colorent sous les arbres rouges, un autre monde.
Ce léger vent frais de printemps matinal me plonge dans mon
enfance dans ce petit village de montagne de Saint Auban, c’est
plutôt une odeur fraîche de végétation, de roche, d’arbres à
résine, de buis aussi.
Krassula Bis décolle, destination Polaris planète bleue. Arrivée
sur site traversée atmos sans PB ; une ligne au fond plus sombre,
une rangée d’habitats, roseaux, bois, terre, palmes, trois
bâtiments accolés ensemble plus loin de couleur vive. Je nage
dans les eaux claires et fraîches de ce petit cours qui finit son
chemin dans les sables fins d’ Océan Pacifique.
Carnet de bord du 180 420 20, journée devrait être calme, ciel
étoilé, 5H37, royaume des chats dehors dans le jardin, la semi
clarté de l’aube annonce l’arrivée des premiers chants d’oiseaux.
Tourterelles, chardonnerets, merles, mésanges charbonnières,
pics, sitelles, bergeronnettes, fauvettes à tête noire.
Le bus flottant repasse sous le pont du Rialto, suivi à 1 mn
d’intervalle par un autre dans la même direction sur le canal, 9h
du matin du 20 avril 2020, 3ème verre.
Tension à 23h12 169/86, moyen quoi !
Suivre une voie à travers l’eau de la rivière, un passage
accessible dans les remous rend le chemin possible, laisser une
trace ou plusieurs même pour les traversées futures, une marque
sur le relief, une marque dans les esprits. Un chant , le chant du
voyage de la traversée de la forêt, du fleuve, des roches et des
montagnes. La Marche, la nage, les sauts dans les airs, les
plongeons dans les torrents, l’escalade des glaciers.

16
Le rythme de la marche rythme la voix qui chante, les pas sont
sur les flaques d’eau et le jour s’éteint, la forêt s’étend sans fin,
un jour, une nuit, un jour, les arbres sont hauts d’une hauteur
sans fin, le ciel apparaît parfois, l’obscurité partielle des arbres et
des fougères géantes nous baigne, le feu dans les roches
blanches qui longent le parcours réchauffe nos plats et nos corps
épuisés de trente heures de marche forcée, la fumée nous envahit
et se colle à nos vêtements, les haricots rouges et le riz nous
régénèrent. Les paroles échangées s’évaporent dans les airs
comme le filet d’eau qui disparaît dans le sable. Argiles et fleurs
et feuilles nous protègent, la cueillette et le ramassage des petits
blocs de terre parfois rouge, parfois grise nous désigne la croisée
des chemins, l’ombre des huit heures matinales nous
récompensent de notre précision. Halte des roseaux, deux font le
tour puis deux autres les relaient pour temps de repos.
Je travaille le bois pour le transformer en lumière , bois brulé,
je fabrique une cuillère de bois, cafés brûlés. Fresnes et
peupliers, sureaux et chênes , bois flottés. Le bois part en fumée
et chaleur, les racines de l’arbre se faufilent au raz du sol et
s’entrelacent avec celles de les arbres voisins et même les plus
lointains.
Quelques heures à regarder la place du marché à Rome, le
pont du Rialto à Venise, la mare aux éléphants au Kénia, les
moutons et le village sur les îles Férroé, et le volcan Etna qui
gronde et fume en permanence.
Décollage dans dix secondes Top. La mélasse nano-tech
commence à se mélanger, une sorte de bière est en formation, et
la pellicule se glisse sur la carlingue et enduit toute la surface
d’une Guiness sirupeuse, ah l’Irlande !
Je me cogne à une poutre en bois sortie d’on ne sait zou.
D’accord la cahute est en bois avec des cloisons en bois, une
charpente en bois, des portes en bois, des tuiles en bois de
châtaigniers, une terrasse galerie et son plancher en bois, et
même une clé en bois pour la porte d’entrée. La poutre est là
avec toute une série d’autres. Elles ferment ainsi une structure
d’étagères où sont posés pleins de livres en papier de bois., la
cheminée est en pierres et en fonte, de la bonne ferraille ça c’est
sûr ! Je finis par m’assoir dans un fauteuil de bois et de coussins
face au paysage.
Je nage dans les eaux du fleuve, pas trop violent mais
énergique, me laisser guider par le courant de long de la berge
rocheuse et prendre en travers pour aller de l’autre coté, l’autre
rive quoi ! Vous comprenez ? Non ?
Là le café est chaud, le bâton de cannelle est dans la confiture
de cerise, Boubou a son petit morceau de pain beurré, poule
noire et Einstein vont avoir une ou deux nouvelles copines ce
matin de la ferme Cassagne. Aller chez les archers chercher le
pain cuit au feu de bois et bio, finir la porte du poulailler et
peinture aussi, débarrasser les gravats à amener à la déchèterie.
Planter des tomates coté bananier.
Deux sorties dans la semaine. Celle sur le mont chauve à
Moncaup et son massif de lherzolite Dimanche dernier et hier le
jeudi de l’ascension une ballade du coté d’Arbas, une boucle
sympa de 3 heures, la première heure à attaquer la montée au
Tuc de Tucol dans la forêt de hêtre.
17
Arrivée vers 11h15 sur le départ de la crête verdoyante et fleurie
avec vue sur la chaîne pyrénéenne aux massifs enneigés en cette
journée de printemps, deux fleurs étranges en forme de cloche,
des gentianes au raz du sol, des papillons oranges, noirs, blancs,
des insectes qui bourdonnent de partout, quelques oiseaux dont
trois ou quatre rapaces. Au bout de la crête arrêt repas, pas
d’arbre sur le parcours, dons assis sur l’herbe nous sommes, sous
le soleil et une légère brise. Boubou boit dans le bouchon dur
thermos, Bernard sort une cigarette roulée de son tube de
cachets avec son briquet rouge, Claire allongée au raz des fleurs
n prend une photo et enlève ses chaussures de marche pour
mettre ses pieds à l’ai, je cherche le petit oiseau qui piaille de
bonheur ou de mécontentement au vu des nombreux bipèdes sur
le sentier à rire , à discuter, à profiter de cette 1ère sortie depuis
le confinement décider par le Clovis 39 ( célèbre guerrier
chinois contrairement à ce que l’on pourrait croire) pis attaque
de la descente, sac à dos allégés, vers le refuge aux volets rouges
en contre bas et trajet vers le parking en longeant le petit cours
d’eau o^boubou peut enfin patauger et boire tout son saoul. Plus
de monde donc plus de bagnoles qu’à l’arrivée, on trouver le
parking plein en arrivant à 10h00 ; mais là à 14h30 il est à raz la
gueule et le bord de la route étroite est surchargé de voitures
garées, grosses surprise pour nous. Dimanche du 540 520 de l’an

  1. soleil du lendemain de l’anniversaire de Rémi de ses 32 ans.
    Chaises longues grises de métal et toiles tissées de synthèses en
    matières.
    Les ailes du canard d’à coté s’ébattent dans les airs, ses grosses
    pattes dans la petite piscine de plastique bleue. L’amandier
    penche sur le palmier, le couple de merles semble absent, les
    petits se seraient ils envolés. Les moineaux sifflent à tue tête
    dans la haie des voisins, des merles chantent également avec
    force.
    Journal du 260 520 de l’an 20
    Ce jour de transhumance, la peau de nanoparticule de la fusée
    commence à frémir, commande enclenchée depuis dix secondes.
    Les parcelle de matières, de poussières, de rayonnements aux
    alentours sont absorbées par le trou noir que représente la
    navettes, une sorte de magnétisme gravitaire, un champs
    gravitationnel se crée dès le début du frémissement. Sélection de
    matières, transformation en énergie dans les piles inertes qui
    relaieront celles en service à l’instant.
    A travers la forêt, je vois la lumière du jour qui se lève, j’entends
    la vie se débattre et sortir de son sommeil, je sens les feuilles se
    dérouler, les fleurs s’ouvrir de façon légère. Demi réveil, demi
    sommeil, dans un village, dans un pays lointain, température
    douce, une foule de gens qui parlent une langue inconnue,
    méconnue sûrement, un langage de symboles plus ou moins
    mathématiques. Une espèce de doux bruit de discussion, réveil
    pour 8h00. Un peuple d’un autre monde a émergé dans mon
    esprit au lever du lit, un certain calme, se baigner dans des mots
    qui circulent dans les airs, une sorte de chant qui charme les
    oreilles et l’esprit.
    À travers la forêt sombre, des ombres circulent dans la nuit, des
    chasseurs et des cueilleurs de fleurs,colibris rouges et jaunes,
    des guetteurs et des adorateurs de fleurs, des parfumeurs.
    18
    Mes yeux se brouillent dans les brumes matinales de cette
    forêt pluviale, chaleur se glisse entre les herbes et les feuilles. La
    marche se réalise dans une clarté irréelle, l’observation des
    arbres, de leurs écorces et de leurs feuilles est minutieuse, des
    fourmis, de minuscules insectes et de plus grands, des papillons,
    des oiseaux nombreux, silencieux pour certain, criards pour
    d’autres, chanteurs souvent, des reptiles, des iguanes très colorés
    et des serpents jaunes et verts.
    Cyclone en Louisiane, Tsunami en Thaïlande, Incendie en
    Australie. Quelques années d’écart entre ses catastrophes
    naturelles, bientôt la terre tremblera sous nos pieds, Atomic
    century.
    Les souffles puissants sortent des évents, les baleines.
    Il grignote, grignote au bord de la rivière, le castor
    Elles filent droit devant telles des flèches, les oies du Canada
    Des buveurs de cafés et de bières sont attablé au soleil de la
    terrasse de la collégiale de ST Go, des masques, des téléphones
    portables, des fumeurs, des buveurs de ricard aussi.
    Descente dans la grotte à la recherche de `Graffitis des années
    1900, sue une rive de la rivière Save aux parois calcaires, riches
    en anfractuosités pour les tribus du passé néolithiques et
    antérieures même sûrement, des traces laissées là depuis
    quelques millénaires, des gorges aux eaux profondes, des grottes
    surplombant le cours d’eau, abri contre le danger des fauves et
    ceux des hommes.
    Blanche est la falaise
    des oiseaux y nichent
    des plantes et des arbustes u prennent racine
    l’eau s’y infiltre
    des éboulis parfois dans la rivière plus bas s’y enfoncent
    Du monde se ballade ce dimanche, loin de la chaleur et de la
    ville, une sortie au frais pour les familles et les toutous, les pieds
    dans l’eau, les grimpeurs aussi sont là.
    Je ressort d’une zone de bruit, non de musique plutôt style
    techno, j’aperçois un gars que je cherche pour une discussion,
    disparu des fréquences médias depuis des lustres, le groupe qu’il
    a créé joue derrière lui, il est au son, il enregistre sûrement en
    live, le groupe a disparu des ondes également pour une histoire
    d’emprunt musical sans citer de source, un plagiat plutôt une
    transformation sonore radicale, des notes bateaux en créations
    high techs. Il y a foule qui danse dans ce brouhaha
    incompréhensible à mes oreilles de péquenaud quoi ! C’est un
    printemps chaud, je ressort de cette cohue musicale à la
    rencontre d’autres personnes qui s’évaporent dans les airs, je me
    réveille 04h14.
    19
    Le 19 juin 2020 19h00
    Repas à la binocle avec Claudine et Claire, plats très colorés
    avec vins blanc et rouges, dessert et café.
    Le samedi 20, arrivée des amis, Sylviane, Flo et Francis, Jean
    mi , Bernard et Fanfan, Coco et Bernard, Thérèse de Marseille.
    Visite de la propriété, puis apéro et repas mi végétarien mi
    carné, discussion au sommet à bâton rompu, From et Dessert
    puis café, des cadeau pour cette crémaillère, livres, mandarinier,
    vins, fleurs. Le dimanche direction Montbrun Bocage et Mas
    d’Azil, une virée sur Mirepoix le lundi et sur Auch le mardi avec
    Claudine, marché de potiers et artisanat d’art, et Musée d’art
    Précolombien, Vu un poisson bleu turquoise pour râpé les
    champignon psychotropes du Chaman.
    Ce 26 juin, à Amboise, des travaux pour le Rez de Chaussée,
    porte coté rue et placard d’époque dans un mur à remettre en
    état, 2 courrier de Myriem pour Mme Grangé, des courses coté
    marché et coté super marché.
    Discussion What’s app avec Camille qui découvre notre
    présence à Amboise. On a fait un saut à Ikéa à Tours sous 36° à
    l’ombre. Puis de la peinture ert de la repeinture. Une Virée du
    coté de Vouvray puis Chançay, puis Limeray. Claire se demande
    si le AY à la fin des nom ne signifierait pas eau.
    Limeray, eau de Lime (citron vert ligérien)
    Chançay, le chant de l’eau (ténors paysans)
    Vouvray, l’eau de Vous (vin de la fée que l’on vouvoie dans le
    coin)
    Ensuite Pavé royal de chez Bigot pour Camille, et engin
    spatial de Rémi en vidéo. Un vent frais après ces grosses
    chaleurs printanières, au Shaker face au château il y a du monde,
    les cocktails et des encas déboulent sur les tables, des couples,
    des fumeurs, des chiens aussi, la liste des breuvages autrefois
    présentée dans un livret noir et majestueux est aujourd’hui
    proposé sur une feuille volante, plastifiée, économie de bout de
    ficelles et non respect envers les clients dans l’inesthétisme
    proposé. L’hémingway est insipide et les fruit du cocktail ne
    sont plus frais.
    Le pendule sur la main navigue entre les veines et la lymphe
    aux eaux tumultueuses et salées. Recherche de fluides et de
    défaillances. Recherche de perte d’équilibre et d’anomalie dans
    le corps, dans l’habitat également, des âmes présentes alentours.
    Remise dans les normes, rééquilibrage dans le subtil et le
    physique, après demandes d’autorisations, des ordres sont émis
    pour interagir sur l’organisme et les âmes présentes.
    Le 070 720 20, jour décisif pour été de travail, peinture sur
    papier épais de Saint Go, sur Kraft, poterie de Rakù, de bol à
    fond rouge et extérieurs noirs.
    Je suis une plume des années cinquante, mon réservoir de
    caoutchouc s’est desséché, et je ne peux écrire qu’en me
    trempant la plume dans de l’encre de chine, mon corps est fait
    d’une matière dite bakélite marbrée d’orange est de noir d’encre
    Je suis ressorti d’une boîte rectangulaire ajustée à ma taille,
    d’une forme oméga inversée pour m’allonger pour une éternité
    incertaine, L’encre s’écoule de ma tête, c’est une énigme, cette
    technique de fluide qui s’écoule pour tracer des lignes et des
    mots.


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